Lucie Alexandre

HOMMAGE À ANDRÉ BACHAND

Cher André,

Tu es parti. J’ai du mal à y croire tellement ta présence, à côté de Claudette, me semblait intemporelle.

Ton sourire, ton accueil chaleureux, authentique, ta générosité – en phase avec celle de ta compagne – ont fait de votre maison, de votre chalet, des lieux de bien-être et de convivialité sans pareils.

La mort marque un point final, quelque chose de violent, de définitif. Des moments que l’on voudrait rattraper. Des choses que l’on voudrait te dire encore. Mais en même temps, elle permet qu’apparaisse la synthèse. Elle permet que se dégage l’essence, c’est-à-dire l’essentiel de ce qui émane de toi, de ta vie.

André, tu savais partager ta grande expérience de vie et en faire bénéficier les autres. Ta mémoire enviable des détails et des noms rendait tes récits d’autant plus intéressants.

C’est avec bienveillance et un réel intérêt que tu te mettais à l’écoute des autres, les questionnant, sachant discerner et mettre en valeur leurs qualités et leurs forces, les conseiller et leur donner confiance.

Tu aimais rendre service. Comme si tu avais été fait pour cela. Chez toi, c’était comme un réflexe. Tu as aidé de tes conseils et appuis beaucoup de gens dont je suis. Et aujourd’hui encore, tu as toute notre reconnaissance.

Communiquer, c’était ton pain quotidien. Dans la rue, au restaurant, au marché, tu aimais et savais apprécier tout le monde.

Communiquer, c’est le plus souvent avec des mots. Tu étais un amoureux des mots :

– des mots croisés, qui te suivaient partout

– des mots dont tu savourais le sens et la sonorité

– des textes littéraires et poétiques que tu aimais particulièrement, que tu connaissais par cœur et que je prenais grand plaisir à t’entendre réciter.

Communiquer, c’était aussi, plus subtilement et plus profondément, par la musique. La musique que, sous toutes ses formes, tu as fréquentée toute ta vie et que tu aimais passionnément.

Mais en fait, André, tu aimais passionnément tous les gestes simples de la vie – manger, faire la vaisselle, se baigner au lac- et tu as su en profiter jusqu’au bout.

C’est pour cela qu’à 92 ans, tu étais si jeune et si beau.

Lucie ALEXANDRE

Montréal, ce 11 février 2010

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